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11-06-2010 |
12ème Dimanche Ordinaire (C)
| La profession de foi de Pierre : La vérité en quatre actes
| 1er acte : « Qui suis-je, au dire des foules ? ». Les foules, que les apôtres avaient visitées en allant de village en village, ont reconnu que Jésus avait quelque chose qui rappelait les prophètes comme Elie ou Jean-Baptiste. Quelle était cette caractéristique ? C’était la vérité ! Les prophètes avaient le courage de dire la vérité même aux puissants. Comme Nathan, qui arrive, par un stratagème, à faire confesser à David son meurtre et son adultère.
2e acte : « Mais pour vous, qui suis-je ? » Mais, Jésus, était plus qu’un prophète ! Lui, il ne fait pas sortir la vérité en mettant les personnes au pied du mur : c’étaient les personnes elles-mêmes qui lui faisaient confiance, parce qu’elles voyaient en Lui quelqu’un qui les aimait profondément, tout en connaissant leurs faiblesses. C’est pourquoi Pierre lui-même répond à la question de Jésus en disant : « Le Christ de Dieu ». Le Christ, le Messie, l’Oint, le libérateur !
3e acte : « Le Fils de l’homme… doit… être tué et… ressusciter ». Mais cette libération serait restée limitée aux quelques personnes qui ont eu la chance de connaître Jésus, si le Fils de Dieu ne s’était pas rendu vulnérable en s’offrant lui-même à la mort, de manière à pouvoir donner le pardon qui dépasse tout pardon, le pardon qui est donné par celui qui est tué à ceux qui le tuent.
4e acte : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix… ». Mais… quel est le résultat de ce pardon ? A quoi ça sert ? Il sert à « renier soi-même ». Renier soi-même ?!? En effet, un frère franciscain très proche du Pape Jean-Paul II, le P. Cantalamessa, affirmait que « renier soi-même » signifie renier ce que nous sommes devenus à cause du péché. Pour le faire, il faut avant tout voir son propre péché et le mal qu’il nous fait. Normalement, ce n’est pas possible, à cause de la peur de se montrer tel qu’on est. Mais, si l’on croit vraiment que Jésus nous aime jusqu’au bout, on pourra le faire sans peur. On pourra voir sa vérité. Cette étape sera indispensable pour la prochaine : « se charger de la croix de chaque jour ». C’est quoi « la croix de chaque jour » ? La croix était un instrument de torture, donc la croix de chaque jour représente les situations, ou les personnes, qui nous font souffrir. Se charger de « sa croix de chaque jour », c’est être dans la paix, de manière à accepter sereinement les situations, comme les maladies ou les deuils, qui frappent notre existence. Et en quoi le pardon des péchés peut nous aider à cela ? Recevoir le pardon, c’est recevoir la Paix, la Résurrection, la Vie. Lorsqu’on a la Vraie Vie, rien ne peut nous l’enlever, ni une maladie (Marthe Robin), ni un ennemi dont on pourra relativiser les péchés, parce qu’on a vu les siens. La Vérité est absolue, elle n’est pas relative : c’est la Vérité de l’amour de Dieu. Mais elle relativise l’unique chose qu’il faut relativiser : les fautes des notre prochain. Pour voir sa bonté. Ne soyons pas naïfs : c’est un travail de longue haleine. Mais… « rien n’est impossible à Dieu » !
| Père Giuseppe Franco Vicaire |
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