Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
| COUP DE MAIN A LA PAROISSE ! | Accueil | Contacts | A votre écoute | Horaires | le journal | images |
Le site d’évangélisation ALETEIA vous propose d’apporter une réponse éclairée sur la foi chrétienne, des sujets de société,...

Suivez le pape François sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook

Écoutez Radio Notre Dame
Paroisse Saint-Léon
1 place du Cardinal Amette
75015 PARIS
Tél : 01 53 69 60 10
Fax : 01 53 69 60 11
Dans la même rubrique
À noter
Diminuer la taille des caractères Augmenter la taille des caractères Imprimer la page
Accueil « Accueil « archives « Edito du dimanche 16 décembre 2012

Edito du dimanche 16 décembre 2012

La joie de la conversion
Ce titre est quelque peu provocateur. En effet se convertir, pour beaucoup, c’est changer ma façon d’agir, qui me séduit et finalement me convient bien, pour faire ce qu’on appelle le bien.

C’est une conversion « par devoir ». C’est déjà beaucoup, mais parler de la joie de la conversion me paraît, dans ce cas, un peu exagéré.
Disons plutôt : la joie de la « vraie » conversion. Mais alors de quoi s’agit-il ?
La conversion c’est d’abord se retourner vers le Christ, dans un acte de foi libre et aimant, comme Marie-Madeleine le matin de Pâques (Jn 20, 14-16). Il faut sans cesse rappeler cette priorité. Conversion au Christ qui, seule, porte deux fruits essentiels : la conversion de ma façon de penser, et celle de ma façon d’agir. La conversion de ma façon de penser consiste à appeler vrai ce qui est vrai et mensonge ce qui est mensonge.

Conversion parce que, à cause du péché originel, mon intelligence est obscurcie et toujours en débat sur la question du vrai. On ne peut se convertir au Christ sans écoute de la parole de Dieu et de l’enseignement de l’Eglise, avec foi. Cette écoute obéissante guérit mon intelligence, plus, elle la recrée. Petit à petit, je pense comme Dieu pense.
L’Esprit Saint me conduit à la vérité tout entière, et connaître la vérité, de façon certaine, me met dans la joie.
De façon particulière, la conversion de l’intelligence me permet de discerner ce qui est bien et ce qui est mal. Et comme, par nature, ma volonté se porte vers ce que je crois être le bien, si je sais discerner ce qui est bien, je désirerai « automatiquement » faire le bien.

La conversion de ma façon d’agir est l’étape suivante. Conversion parce que je constate, avec douleur, en moi, un combat entre mon désir de faire ce que je sais de façon sûre être un bien, et les convoitises qui rôdent à la porte de mon coeur et qui me poussent à ne pas faire ce bien que je connais, puisque Dieu a changé ma façon de penser. En fait il y a une distance entre l’intelligence du bien et l’amour du bien. Il me faut aimer le bien, que je connais suite à ma première conversion. Saint Thomas nous enseigne que l’amour d’un bien se mesure à la haine du mal qui s’y oppose. L’amour passionné du bien est le fruit de l’acquisition des vertus, oeuvre de la collaboration de la grâce et de ma liberté. Je pose un acte bon, qui me met dans la joie, qui me pousse donc à recommencer, jusqu’à ce que ça devienne « habituel ». Je suis dans la spirale vertueuse. L’acquisition des vertus est un combat de toute la vie, qui demande courage et persévérance dans la conversion. Dans ce combat, Dieu vient à mon aide par la grâce de sa miséricorde infinie.

Celui qui se reconnaît pécheur ouvre à fond les vannes de la miséricorde, et sa vie, au-delà de ses péchés, fussent-ils nombreux, comme dit Jésus à Simon à propos de la pécheresse, devient un chemin certain vers la perfection et vers la gloire. En effet, l’humble pécheur est totalement perméable à l’action de l’Esprit Saint qui le sanctifie, jour après jour.
Le plus difficile, et le plus heureux, dans une vie chrétienne, c’est de se convertir chaque jour. Que se soit votre joie dans la préparation de Noël.

Jean Villeminot, diacre permanent.

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011