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Edito du dimanche 3 février 2013

mercredi dernier.

Les témoins de la foi
« Qu’est-ce qui fait que j’ai la foi ? Je dois faire un témoignage sur cette question ». Voilà comment a commencé une passionnante conversation avec un frère de la communauté paroissiale,

La réponse lui paraissait difficile.
Je l’ai alors invité à changer la question : « Qui a fait que j’ai la foi ? » Et tout s’est ouvert. Pourquoi ?

Je peux connaître le contenu de la foi catholique en apprenant par coeur le Catéchisme, et je n’ai besoin de personne pour cela. Mais l’acte de foi, lui, est mû par l’amour.
Il ne peut donc qu’être le fruit de relations interpersonnelles. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. (1 Co 13)
Cette vérité, nous conduit à poser deux actes très importants : la relecture de vie et le témoignage.
Il est important de situer les rencontres qui m’ont conduit à poser l’acte de foi. Cela me permet de prendre conscience de la tendresse de Dieu pour moi, cela me conduit à l’action de grâce, qui est la meilleure façon de m’ouvrir à la grâce. Rencontres « immédiates » de Jésus, plus ou moins fulgurantes. Ces « chemins de Damas » personnels sont assez rares ; ils se produisent en général dans des circonstances exceptionnelles ; ils se reconnaissent à la transformation de vie profonde et durable qu’ils engendrent ; on n’en prend parfois conscience que longtemps après. Pour ceux dont on a la charge, il est bon de prier ainsi : « Dieu notre Père, daigne révéler en eux ton Fils ». C’est avec ces mots que Paul rendait compte de sa rencontre avec le Ressuscité.

Rencontres d’hommes et de femmes, dont l’amour m’a construit et appelé, amour qui est le fruit d’une foi vivante et heureuse, d’une foi intelligente et volontaire.
Il faut nommer les personnes et dater ces rencontres. Elles peuvent être nombreuses. Marie, cependant, retenait tous ces évènements et les méditait dans son coeur (Lc 2) Ces bergers qui sont venus à la crèche lui ont fait comprendre bien des choses… Si ma foi est un fruit de rencontres de témoins, alors la grâce que j’ai accueillie, certes, mais que j’ai d’abord reçue me charge d’une mission, celle du témoignage. En amour, on ne peut donner que ce que l’on a reçu, et on ne possède que ce que l’on donne. La meilleure façon de perdre la foi, c’est de ne jamais être témoin de Jésus.
Plus j’annonce Jésus-Christ, plus je crois en lui.
Le témoignage est à la fois, sans confusion, mais sans séparation, acte et parole. « Moi je témoigne par mes actes » est une dérobade de pleutre. Le prosélytisme, fait de paroles, est contraire à l’amour, parce qu’il ne respecte pas la liberté de l’autre.
L’Ecriture Sainte, c’est ce que Dieu dit et fait. Et Dieu dit ce qu’il fait, et fait ce qu’il dit.

Le monde a un grand besoin de témoins fidèles de la foi. C’est votre belle mission !

Jean Villeminot, diacre permanent

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011