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Edito du dimanche 10 mars 2013,

4ème dimanche de Carême.

PERE PRODIGUE… Rembrandt Van Rijn (1606-1669) l’a immortalisée, la fameuse page d’Evangile de saint Luc. Le retour du prodigue. C’est habituellement ainsi qu’on appelle la parabole de Jésus. Il faudrait l’appeler la parabole du Père Prodigue. C’est lui, le personnage principal. C’est bien le père qui prodigue son amour, qui prodigue son pardon, qui ouvre tout grands ses bras aussi bien au fils prodigue qu’au fils aîné. Au niveau de l’enseignement de Jésus, il serait abusif de lire la parabole à travers une grille psychanalytique moderne. Jésus ne voulait pas mettre en scène un père singulièrement peu possessif ou autoritaire, qui accepte sans murmure sa mise à mort symbolique dans la demande du cadet de partager son héritage.
C’est un père qui respecte la liberté de décision de son fils et ne crie même pas cassecou.
Un père qui sait cacher sa déception au moment du départ de son fils, mais non son bouleversement lors de son retour, longtemps espéré.
A travers la parabole, la notion du péché, dégagée de tout moralisme, apparaît comme foncièrement relationnelle. Le pécheur n’est pas celui qui enfreint un certain nombre de règles, mais celui qui brise, qui casse une relation, qui s’éloigne de la maison paternelle et part pour un ‘pays étranger’. La notion de conversion se comprend comme un changement de mentalité = ‘métanoïa’ dont on peut noter quatre composantes :
1° une prise de conscience (v.17), 2° une décision de retour (v.18-19), 3° un passage à l’acte (v.20), 4° un aveu d’indignité (v.18 et 21) où l’appel au père contraste avec l’arrogante réclamation du v.12.
A remarquer enfin que les deux mots ‘conversion’ et ‘salut’ ne sont pas prononcés dans la parabole. La réalité en est pourtant clairement marquée par les deux images bibliques du vêtement et du repas de fête, et par la figure bien de Luc de la maison comme lieu du salut, de la communion de table, et surtout par le discours du père qui reprend l’opposition ‘perdu/retrouvé’ des autres paraboles et la renforce ici par l’opposition ‘mort/revenu à la vie’. Et le fils aîné ? Le père espère qu’il se laisse convaincre, car il y a nécessité profonde à se réjouir pour un seul pêcheur qui se repent. Se laissera-t-il convaincre ? Acceptera-t-il d’entrer enfin dans la maison du festin ? ou restera-t-il dehors ? La parabole n’en dit rien. La conclusion reste ouverte. Le suspense demeure. La parabole reste inachevée comme une Symphonie Inachevée !

Père Trân Ng-c Anh, CSsR, Rédemptoriste

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011