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Accueil « Accueil « archives « Edito du dimanche 5 mai 2013

Edito du dimanche 5 mai 2013

SEPARER POUR MIEUX UNIR Les lectures d’aujourd’hui pourraient sembler déliées les unes des autres. Au contraire, un fil subtil les lie toutes. Commençons par les Actes des Apôtres.

Cette première lecture nous donne un aperçu de ce que nous faisons tous les jours : utiliser la Loi, les Dix Commandements, pour mettre une limite aux autres. Pour ne pas se faire envahir par l’autre, en commençant par nos proches. Alors que la Loi nous a été donnée par Dieu pour les aimer, les autres.
L’évangile d’aujourd’hui parle lui aussi, apparemment, de différents arguments. Il commence en disant : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole, et mon Père l’aimera, et nous irons vers lui, et établirons notre demeure auprès de lui.
Si quelqu’un ne m’aime pas, il ne gardera pas mes Paroles » (Jn 14,23). Ça veut dire quoi, de garder la Parole de Jésus ? Il ne nous est jamais arrivé, en lisant l’évangile, d’écarter certaines phrases de Jésus en disant : « Ça, même si c’est Jésus qui l’a dit, c’est à rejeter ». Et on fait une sélection de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, dans les phrases de Jésus. Et on ne garde pas certaines de ses paroles. Mon expérience, c’est que beaucoup de passages de l’évangile que je ne comprenais pas ou que j’avais la tentation de rejeter se sont éclairés à la lumière de différents événements de ma vie, et, qui plus est, en me permettant de me confronter à la Loi sans me sentir jugé. Cela est venu grâce à l’Esprit Saint, qui est en même temps Esprit de Vérité et Défenseur (Jn 14,26) : il m’a dit la Vérité, mais, en même temps, Il m’a défendu. Et, en étant cet Esprit, l’Amour entre Jésus et son Père, les deux, Père et Fils, ont établi une demeure auprès de moi (cf. Jn 14,23) : tous les deux. En me donnant la Paix (Jn 14,27).

Cette même Paix dont le Christ parle : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas comme le monde la donne que je vous la donne » (Jn 14,27). Que veut-il dire, Jésus ? Parce que dans l’évangile de Saint Matthieu il avait dit une phrase apparemment contraire (un bel exemple, d’ailleurs, de phrase qu’on ne voudrait pas garder) : « Ne croyez pas que je sois venu porter la paix sur la terre… je ne suis pas venu porter la paix, mais l’épée. Car je suis venu séparer un homme contre son père, et une fille contre sa mère, et une bru contre sa belle-mère… » (Mt 10,34-36). Non ! Les deux phrases sont parfaitement cohérentes : dans nos familles, dans nos lieux de travail, dans nos cercles d’amitié, et, malheureusement, même en nos communautés chrétiennes, souvent, on a ce simulacre de paix. Une paix apparente faite de compromis, et, parfois, même de grands sourires, mais qui cachent des énormes jugements. On vit ensemble, mais en vérité on est séparés. Une paix où on utilise la Loi pour se défendre des autres, comme dans la lecture des Actes des Apôtres.

La séparation dont le Christ parle, au contraire, sert à mettre à nu ces séparations cachées, à « crever l’abcès ». À LES ADMETTRE, AVANT TOUT ! Mais on ne peut pas le faire par l’esprit qui règne souvent en nos milieux, l’esprit d’accusation. On ne peut le faire que par l’Esprit Défenseur, qui est aussi un Esprit de Vérité, qui nous guidera, avant tout, vers notre vérité à nous (cf. Jn 16,13). Nos péchés, avant tout. Mais sans peur, parce que cet Esprit nous dit que le Christ comprend notre vérité. Pour comprendre la vérité de notre adversaire et pardonner ses péchés. Et pour l’aimer.

Père Giuseppe Franco, administrateur paroissial

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011