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Edito du dimanche 14 septembre 2014

LA CROIX, CHEMIN DE VIE

Le Verbe de Dieu est descendu du ciel et a fait parmi nous sa demeure en traversant le voile de la virginité de Marie sans le déchirer. Mais lorsque le Verbe fait chair passe de ce monde au Père, c’est en traversant le mur de la mort qu’il perce d’une ouverture en forme de croix.

Il y a désormais un passage à travers ce mur qui barre l’horizon de tout homme. Et Jésus est le passeur. « Quand tu seras devenu vieux, dit Jésus à Pierre, tu étendras les mains, et un autre te mettra ta ceinture et te mènera où tu ne voudrais pas. » (Jn 21,18). Comme si Jésus apprenait à Pierre — et par là à chacun — la position qu’il nous faudra adopter pour nous laisser mener : celle du crucifié. « Comprenons-le, dit Paul aux Romains : notre vieil homme a été crucifié avec [le Christ], pour que fût réduit à l’impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d’être asservis au péché » (Rm 6,6).

Par sa mort sur la croix, le Seigneur Jésus transforme cet ignoble instrument de torture en chemin de vie. La Croix devient le symbole du plus grand amour — donner sa vie pour ceux qu’on aime. Elle est indisso-ciable du cœur du Christ d’où jaillit cet amour. Prendre sa croix, c’est continuer à aimer malgré tout, dans l’union à Jésus en croix. Et ceux qui osent vivre cet acte de foi là découvrent le retournement qu’il opère. Loin de les enfoncer dans la révolte ou le dé-sespoir, la souffrance accueillie et offerte par Jésus, avec lui et en lui dilate progressivement le cœur aux dimensions de la charité de Dieu. Ils y reçoivent la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur, ils connaissent l’amour du Christ qui surpasse toute con-naissance, et entrent par leur plénitude dans toute la Plénitude de Dieu. (Cf. Ep 3,18-19)

Père Emmanuel Schwab, curé

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011