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Edito du dimanche 18 janvier 2015

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Le Corps du Christ Au sortir du temps de Noël, nous gardons encore la mémoire de la célébration du mystère de l’Incarnation : « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous. » (Jn 1, 14) C’est le grand mystère du christianisme. Mais trop souvent nous ne connaissons ce mystère qu’intellectuellement, or il nous faut en accepter les conséquences corporelles concrètes. L’Évangile de ce jour nous présente "l’Agneau de Dieu." Ce terme n’est pas choisi au hasard. Dans la nuit de la Pâque – de la sortie d’Égypte – c’est le sang de l’Agneau qui fait échapper à la mort. Le Seigneur Jésus est le véritable Agneau pascal, l’Agneau de Dieu qui nous permet d’échapper à la mort éternelle mais au prix d’une indicible souffrance en son corps, comme l’a écrit le grand théologien suisse Hans Urs von Balthasar en commentant l’ignoble flagellation. En ce supplice, « c’est l’agneau de Dieu, qui prend sur soi le péché du monde, réellement et physiquement. Il s’agit ici d’une sorte de sacrement perverti, qui réalise intérieurement ce qu’il indique dans l’image extérieure : les douleurs qui s’enfoncent dans le corps de Jésus sont en vérité les flétrissures dont les péchés du monde marquent tout son être. » (Triple couronne, pp.64-65) Bien plus, dans la célébration de la Cène, « Jésus s’incorpore physiquement les disciples, […] pour que, bon gré mal gré […] ils soient là jusqu’au bout. […] Cette unité physique est la garantie de notre présence, à l’heure où le Fils à la croix rachète le péché du monde dans une souffrance sans fond. » (La foi du Christ, p.194) C’est pour cela que notre Salut ne peut passer que dans une union physique, lorsque notre corps touche le Corps du Seigneur et s’unit à sa sainte humanité. C’est pourquoi saint Paul nous met en garde en affirmant, dans la seconde lecture de ce jour, que « le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur. »

Père Manuel Teixeira, vicaire

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011