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Edito du dimanche 8 Novembre 2015.

Edito du dimanche 8 Novembre 2015.
La femme veuve.

Je viens de célébrer deux funérailles, et j’ai dans le cœur la messe du 2 novembre.
La parole de Dieu me pousse, en ce dimanche, à contempler la femme veuve.
Du temps d’Elie et de Jésus, la femme veuve, souvent jeune, est dans un état de précarité : pas de soutien, pas de fécondité possible !
L’Écriture affirme en conséquence l’impérieux devoir de lui venir en aide. Ce que fait Jésus avec la veuve de Naïn et avec sa propre mère. Aujourd’hui, il fustige les scribes qui dévorent les biens des veuves.
Parallèlement, L’Écriture donne en exemple la sainte veuve comme Judith : dans sa faiblesse éclate la force puisée en Dieu seul. Saint Paul enseigne à Timothée la place unique des veuves dans l’Église. Libérée de toute contrainte, la veuve se consacre au Seigneur dans la prière, et aux hommes dans ses œuvres de charité.

En effet, la femme veuve est un « signe » qui nous éclaire. « Je change leur deuil en joie » : Jérémie annonce ainsi la résurrection du peuple en exil. « Tu as changé mon deuil en une danse » : le psaume 29 annonce ainsi la résurrection.
Si, dans l’Écriture, « la femme » signifie le peuple, la veuve « signifie » le peuple en exil, l’Église qui attend le retour de l’Époux. L’Église, en exil ici-bas, attend, comme la veuve, le plein accomplissement du festin de noces de l’Agneau pour entrer enfin dans la chambre nuptiale céleste, toute parée de ses bijoux, qui sont ses œuvres de salut.
Que dirai-je en conclusion ? Que la femme veuve est, pour moi, un vivant appel à la conversion, à ne compter que sur le Seigneur, à fixer mon regard sur les biens à venir.
C’est pourquoi, dans ma prière, je rendrai grâce au Seigneur à cause des veuves de notre communauté. Et je leur dis ma reconnaissance.

Jean Villeminot, diacre permanent

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011