Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
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Paroisse Saint-Léon
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75015 PARIS
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Edito Dimanche 19 juin 2016

« Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé »
C’est une histoire vraie : Jean, 20 ans, avait fait un coup
dur à ses parents, le genre de coup dont on ne se remet
pas en général. Dans sa colère, son père le chasse de la
maison : « Jean, va-t’en ! Ne remets plus jamais les pieds
à la maison ! » Jean est parti, la mort dans l’âme…
Quelques semaines plus tard, il est pris de remords. Il
écrit alors une lettre à son père : « Papa, je te demande
pardon. Je vous ai fait du mal et je le regrette. Je t’en prie
papa, peux-tu me pardonner ? Je ne te mets pas mon
adresse sur l’enveloppe, non… Mais simplement, si tu me
pardonnes, accroche un foulard blanc sur le pommier qui
est devant la maison. Alors je saurai que je peux revenir à
la maison. » Comme il était mort de peur à l’idée que son
père ne réponde pas favorablement à sa requête, il
appelle un ami : « Viens avec moi, lui dit-il, tu conduiras la
voiture et je fermerai les yeux. Si tu vois le foulard blanc,
je sortirai en courant vers la maison de mon père. Si tu ne
vois rien, je garderai les yeux fermés, tu repartiras et plus
jamais je ne reviendrai. »
Ainsi dit, ainsi fait. Pendant que son ami conduit la voiture,
Jean garde les yeux fermés. Arrivé devant le pommier, il
interroge le conducteur : « Je t’en supplie, est-ce que mon
père a mis un foulard blanc sur le pommier devant la
maison ? » Son ami lui répond : « Non, il n’y a pas de
foulard blanc sur le pommier… Il y en a des centaines,
non seulement sur le pommier mais aussi sur tous les
arbres de la rue ! »
Ainsi en est-il de la Croix du Christ ! Pour le chrétien,
regarder vers celui qui a été transpercé, c’est recevoir de
lui l’assurance que Dieu pardonne à ses enfants et que,
pour chacun, il prépare une place dans sa maison. « Il
n’est aucun péché que la miséricorde de Dieu ne puisse
pardonner » aimait répéter saint Jean-Paul II. Que nos
yeux se tournent vers le Crucifié, que notre cœur s’attache
à le contempler et que grandisse en nous la bonne
nouvelle que saint Paul annonçait aux Galates dans la
deuxième lecture : « En Jésus-Christ, vous êtes tous fils
de Dieu par la foi. Vous appartenez au Christ, et l’héritage
que Dieu a promis à Abraham, c’est à vous qu’il revient. »
Père Cédric ANASTASE

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011