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Paroisse Saint-Léon
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75015 PARIS
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Edito du Dimanche 10 juin 2018

Le blasphème qui tue
La sainteté à laquelle je suis appelé, c’est la rencontre
d’amour de ma faiblesse avec la force de l’Esprit Saint.
La volonté humaine n’est pas quelque chose de pur, de
parfait, de tout puissant.
Je n’agis pas « avec » la grâce, c’est elle qui suscite en
moi la volonté et l’agir.
Même ma volonté de purification est une opération de
l’Esprit Saint.
Au fond l’absence de reconnaissance sincère, douloureuse et priante de mes limites empêche l’Esprit Saint
de mieux agir en moi, puisque je ne le laisse pas réaliser en moi un bien possible. Mais il agit toujours dans
un cheminement de croissance qui demande ma coopération. En cette vie, et c’est pour mon bien, l’Esprit
saint ne guérit pas complètement mes fragilités. Mon
mérite c’est justement de coopérer.
Je suis justifié gratuitement parce que rien de ce qui
précède ma justification, que ce soit ma foi ou mes
œuvres, ne mérite ma justification. Si je suis « ajusté »
à Dieu, .c’est l’œuvre de l’Esprit Saint, ou, si vous voulez, de la grâce.
C’est un don qu’il me faut humblement accueillir.
L’Esprit Saint est vraiment le don le plus parfait, parce
qu’il surpasse, en moi, les capacités de mon intelligence et de mes forces humaines.
Voilà pourquoi le pape François, dont l’enseignement
est la source de cet édito, nous met sérieusement en
garde contre le pélagianisme qui est un ennemi subtil
de la sainteté.
En pensant que tout dépend de l’effort humain canalisé
par des normes et des structures ecclésiales, les pélagiens compliquent l’Évangile, et rendent les autres
esclaves d’un schéma qui laisse peu de place à l’action
de l’Esprit Saint.
Sachez, pour votre joie, que tout sera pardonné aux
enfants des hommes.
Le blasphème contre l’Esprit Saint est le seul péché qui
tue.
Jean Villeminot, diacre

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011