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Accueil « Accueil « archives « Edito du dimanche 11 novembre 2018

Edito du dimanche 11 novembre 2018

Les larmes de la guerre

Né en 1960, j’ai cependant vu les larmes de la guerre
de 14-18. Ma grand-mère maternelle vivait avec nous.
Régulièrement, elle m’a raconté la mort de son frère
Joseph. Il avait été blessé au front, et il est mort peu
après à l’hôpital où ma grand-mère allait le voir chaque
jour. Quand elle racontait cette mort, elle pleurait.
Jusqu’à sa propre mort, 55 ans plus tard. J’ai donc vu
les larmes de cette guerre…
Elles ont été nombreuses, ces larmes ! Sur les champs
de batailles comme dans les foyers, dans les états majors aussi… Fallait-il tout cela ? 18 millions de mort
et 20 millions de blessés. 1,4 millions de soldats fran-
çais et 2 millions de soldats allemands morts au combat. Soldats qui ont donné leur vie pour défendre leur
patrie. Et la plupart, c’était la jeunesse de deux grandes
nations. C’était l’avenir de ces deux pays qui mourrait
sur les champs de bataille…
Quelles leçons en avons-nous tirées ? Que nous disent
les monuments aux morts de nos villages de France ?
Ce ne sont pas les scribes d’hier (ou d’aujourd’hui) qui
ont sauvé le monde, fait remarquer Jésus. Il demande
même de s’en méfier. C’est la pauvre veuve qui a mis
dans le trésor « toute sa vie ». Comme Jésus. Comme
Marie. Comme les saints qui nous ont précédés.
Après la seconde guerre mondiale, a commencé une
construction de l’Europe qui a invité à se rassembler
pour produire ensemble des richesses plutôt que de se
battre pour les garder. L’esprit de réconciliation qui a
présidé à cet effort était porté par des cœurs chrétiens.
Et nous qui venons célébrer l’Eucharistie en ce 11 novembre 2018, que sommes-nous prêts à donner pour que
le monde vive et accueille son Sauveur et son salut ?
Père Emmanuel SCHWAB, curé

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011