Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
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Edito du dimanche 24 Février 2019

Je me laisserai aimer
Il est utile de rapprocher ce que nous dit Paul aujourd’hui,
au cœur de son enseignement sur la résurrection
(1 Co 15) de ce qu’il nous dit sur le salut (Rm 5).
Il y a bien un « scandale », au sens propre du terme.
Pourquoi suis-je faible, limité, mortel ? Quel mal ai-je
commis pour hériter du péché d’Adam ? Pourquoi cet
homme est-il né aveugle. Qui a péché ? (Jn 9,1-2)
Ce scandale conduit souvent, hélas, au procès de Dieu.
Alors je me pose cette question : qu’ai-je donc fait pour
hériter du nouvel Adam et de la nouvelle Eve : le Christ et
l’Église ?
Comment se fait-il que moi, handicapé de l’amour et
pauvre pécheur, je sois capable d’aimer comme Dieu
m’aime ?
Je passe alors du scandale à l’émerveillement. Merveille
que la création ; encore plus grande merveille que la création nouvelle !
Le carême pointe son nez.
Je ne boirai pas ce poison pour la sainteté, qui consiste à
décider orgueilleusement d’éradiquer tel péché.
Humblement j’accepterai de ne pas être Dieu, je serai sa
créature, donc fini, faible et mortel. Humblement je me
reconnaîtrai pécheur. Je recevrai les cendres…
J’accepterai le premier héritage pour posséder le second.
Réaffirmant ma foi en Jésus, mon Seigneur, mon Sauveur
et mon frère, je me jetterai, par amour, dans les bras de
sa miséricorde. Et je le laisserai faire…
Je prierai parce que je l’aime ; je jeûnerai, pour le rejoindre ; je choisirai de donner de mon argent, de mon
temps, de mes richesses spirituelles ou intellectuelles à
telle ou telle personne parce qu’il m’a aimé et qu’il s’est
livré pour moi.
Je lui donnerai la possibilité de faire pour moi des merveilles. Une transformation durable.
Bref, pendant ce carême, je me laisserai aimer pour être
capable d’aimer en vérité, et c’est dans la joie que je
chanterai, avec toute l’Église : « bienheureuse faute qui
nous valut un tel Sauveur » !

Jean VILLEMINOT, diacre

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011