Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
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Edito du dimanche 13 septembre 2020

Edito du dimanche 13 septembre 2020
« Combien de fois dois-je lui pardonner ? »
La question de Pierre n’est pas innocente. Le premier des apôtres commence à prendre conscience de l’immensité du don du Christ à son Église : exercer la miséricorde au nom de Dieu. La réponse de Jésus ne déçoit pas et inaugure l’indéfini de la patience ecclésiale. Parce que la remise dont bénéficient les membres de l’Église à l’égard du Père est sans mesure, le pardon dont Pierre devient le gardien doit également être sans mesure.
C’est ce qu’illustre la parabole du débiteur impitoyable. Aucune proportion n’est à calculer entre le pardon obtenu de Dieu et le pardon à transmettre aux hommes. A la suite de Pierre, nous bénéficions d’un salut sans mesure, pur don de Dieu. En tant que membres de l’Église, nous avons la mission d’intercéder inlassablement pour tous les pécheurs, en particulier pour ceux qui refusent d’entrer dans la communion ecclésiale.
Renoncer à demander le salut de ceux que l’Église considère comme « étrangers » et « publicains » (cf. Évangile de dimanche dernier) serait un reniement de la grâce dont nous bénéficions nous-mêmes. Pour demeurer dans la vie, nous avons à la transmettre : devenir à la suite du Christ de véritables missionnaires de la miséricorde.
Pourtant, pour être capable de porter ainsi du fruit, il nous faut adopter l’attitude inverse du débiteur impitoyable : se reconnaître pécheur, infiniment pardonné comme Pierre, pour devenir ministre du pardon infini de Dieu. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes avons remis à nos débiteurs (Mt 6, 12).
Abbé Emmanuel WIRTH

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011