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Edito du 27 février 2011

8ème dimanche du temps ordinaire }}
Contemplation

Nous sentons que le printemps n’est pas si loin. Nous l’attendons, après un hiver assez
rude, comme une nouvelle naissance, et déjà une joyeuse espérance pointe dans nos
coeurs. La Création va faire éclater sa gloire : le chant des oiseaux, la beauté des fleurs
vont réjouir nos sens, développer notre affectivité…
Celui qui prend le temps de contempler la Création, qui en perçoit l’intelligence et la
beauté, en quelque sorte contemple son Auteur. Le contemplatif prend appui sur les
choses sensibles pour élever son esprit vers Dieu.
Encore faut-il prendre le temps de regarder, en toute humilité, et ne pas se laisser
envahir par les préoccupations des choses que nous avons à faire, et qu’il faut faire !
Cette orientation du coeur que produit la contemplation change notre regard sur nos
activités.
N’avons-nous pas la mission d’achever, par notre travail, la Création qui nous a été
confiée ? Ce travail n’est-il pas préoccupant ? Si, mais ce travail, pour le contemplatif,
devient une participation à l’oeuvre du Père, une façon de lui rendre grâce et de le
glorifier. La difficulté du travail devient alors un chemin de perfection.
Dieu n’a-t-il pas confié l’homme à l’homme ? La tâche n’est-elle pas immense ? Si,
mais le service de l’homme, sous toutes ses formes, devient, pour le contemplatif, un
service de la liberté pour que tout homme puisse élever son âme vers Dieu, sans être
empêché par le souci des choses de ce monde.
Nous sommes solidaires sur ce chemin contemplatif. En effet, je peux faire ou ne pas
faire ce que je dois, et qui permettrait à mon frère de ne pas être submergé, malgré lui,
par les préoccupations de ce monde.
C’est parce que l’homme se laisse guider par ses convoitises que le travail devient une
préoccupation, que le service de l’homme peut devenir une concupiscence. Et la
conséquence dramatique, c’est que nous mettons alors notre intelligence et notre
volonté au service de ce qui rend notre coeur impur, au lieu de rechercher ce qui est
vrai, ce qui est bon, ce qui rend gloire à Dieu.
Il est bon, et même nécessaire, de prendre le temps de nous laisser transformer par le
contact avec la Création. C’est une véritable adoration.
Que la joie du printemps qui pointe son nez renouvelle votre coeur !
Jean Villeminot, diacre permanent

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011