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Edito du dimanche 8 mai 2011

3ème dimanche de Pâques

Totus tuus.
Quelle ferveur, ce dernier premier mai, à
Rome ! Le mois de mai est, vous le savez,
le mois de Marie, et la dévotion mariale du
pape béatifié est bien connue : sa devise
était la suivante : « tout à toi », totus tuus.

Marie tient une place unique dans la vie
chrétienne, et je voudrais en rappeler trois
raisons.

Marie est la mère de Jésus. Et, de ce fait,
elle est un modèle de foi : « Heureuse celle
qui a cru aux paroles qui lui furent dites de
la part du Seigneur ». La seule raison des
privilèges exceptionnels dont elle a
bénéficié est sa vocation à devenir la mère
de Dieu. Pourtant ces privilèges ne
constituent pas un mérite de la Vierge,
mais c’est sa foi à toute épreuve qui est son
immense mérite. Une foi qui coopère.
Marie est la mère de l’Eglise, comme l’a
proclamé Paul VI, provoquant
l’applaudissement heureux des pères à la
fin du concile Vatican II. C’est de la croix
que Jésus l’a révélé : « Femme, voici ton
fils ». Parce qu’elle est mère de Jésus, elle
est mère de tous les membres de son Corps
que sont les chrétiens. Son Immaculée
Conception révèle l’oeuvre de la grâce du
baptême, tout au long de la vie du chrétien,
ce que dit l’hymne aux Ephésiens que l’on
chante aux vêpres de toutes les fêtes de la
Vierge : « Le Père nous a choisis, dans le
Christ, avant que le monde fut créé, pour
être saints et sans péchés devant sa face
grâce à son amour ».

Oui, le privilège de la mère appartient à
l’enfant, disait Ste Thérèse de l’Enfant
Jésus !
Si bien que Marie est, dans l’ordre de la vie
éternelle, « enceinte » de chaque nouveau
baptisé, tout au long de sa vie d’ici-bas,
jusqu’au jour de « l’accouchement » à la
vie du ciel : « Prie pour nous, à l’heure de
notre mort ».
Marie est unie au Christ dans l’oeuvre de
salut, depuis l’Incarnation jusqu’à la croix,
la Pentecôte, et même la consommation des
siècles. Dire qu’elle est médiatrice
n’offusque pas l’unique médiation du
Christ, puisque c’est une grâce qui vient de
son fils. Elle s’appuie sans cesse sur
l’unique médiation du Verbe, dont elle
dépend, dont elle tire toute sa vertu, et dont
elle manifeste de façon éminente la
puissance salvatrice. Au pied de la croix,
elle « achève, dans sa chair, ce qui manque
à la passion du Christ, pour le salut du
monde ».

Le culte de la Vierge Marie fait partie de la
vie chrétienne. Ce culte n’est pas
accessoire. Il a pour but de nous conduire à
l’adoration de la Trinité, comme le dit cette
magnifique prière de Marthe Robin : « O
Mère bien-aimée, toi qui connais si bien les
voies de la sainteté et de l’amour, apprends
nous à élever souvent notre esprit et notre
coeur vers la Trinité… »

Oui, pour être plus fidèle aux promesses de
mon baptême, et attirer sur moi les grâces
de l’Esprit Saint, je te choisis, aujourd’hui,
ô Marie, pour ma mère et ma reine…
Prends mes prières, purifie les, complète
les, présente les à ton fils ! Amen !

Jean Villeminot, diacre permanent.

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011