Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
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La Sainte Trinité Edito du dimanche 19 juin 2011

La Sainte Trinité,
qu’est-ce que c’est ?

La foi chrétienne a cette spécificité de
confesser « Un » Dieu en « Trois »
Personnes
.
Le mot « personne » a le sens
technique d’hypostase, c’est-à-dire, l’être
de Dieu, sa substance ou ce qu’il est au
plus intime de Lui-même.
Pourtant, on ne
trouve nulle part dans les Ecritures la
mention explicite de la « Trinité ».
Mais alors, pourquoi « trois » et pas
davantage ?
Comment une personne peut-elle
être à la fois « une » et « plusieurs » ?

En réalité, la Trinité puise ses racines
dans l’Ancien et le Nouveau Testament :
a) L’Ancien Testament et la première
Personne de la Trinité
 : Dieu est Père et
sa Paternité se découvre à travers ses
actes de puissance en faveur d’Israël
(l’Egypte, l’exil) et surtout à travers les
sentiments qu’il lui porte : « Dieu tendre
et miséricordieux, lent à la colère, plein
d’amour et de fidélité ».
Ces différents
attributs donnent à Dieu une proximité
qui fait de lui non plus un Etre suprême,
lointain, mais « Quelqu’un », une
« Présence » concrète et agissante.
Ainsi, le « miséricordieux », de l’hébreu
ha-Rarhamann qui a pour racine
(rarham), signifie à la fois « pitié »,
« matrice », « utérus » ou « sein
matériel ». S’il y a un Dieu, son identité
propre est amour viscéral. Il est un Père
qui aime avec les entrailles d’une mère.

b) Le Nouveau Testament et la deuxième
Personne de la Trinité
 : Les récits des
Evangiles expriment l’humanité de Jésus
par sa naissance, sa compassion, sa
Passion. Jésus est donc vrai homme.
En même temps il est Dieu : « Qui m’a vu
a vu le Père », « Si vous ne croyez pas en
moi, croyez au moins aux oeuvres ».
Outre les paroles de Jésus, la voix de
Dieu atteste qu’il est vraiment le Fils
Unique, le Bien-aimé, lors du baptême
dans le Jourdain. Après sa mort en croix,
un centurion romain l’atteste : « vraiment,
cet homme était fils de Dieu ». Jésus était
certes un homme comme nous mais en
regardant ses oeuvres, il devient évident
que seul un homme ayant la même
substance que Dieu pouvait agir ainsi.

c) La Pentecôte et la troisième Personne
de la Trinité
 : A la Pentecôte, l’Esprit
Saint descendit sur les Apôtres et ils se
mirent à parler « en langues ». Avant ce
phénomène de « langue », l’Esprit Saint
désignait d’abord, dans l’Ancien
Testament, la présence divine qui
accompagnait les Hébreux dans le désert,
qui descendait sur les prophètes pour
annoncer des oracles et enfin qui reposait
sur les rois d’Israël pour gouverner avec
discernement. Ce même Esprit, envoyé
par Jésus glorifié, révèle la Présence
réelle de Dieu invisible qui console et
défend les croyants dans les épreuves,
rend Jésus présent dans l’eucharistie, etc.
Ainsi, tout ce que Dieu est dans son être
intime est assumé par les trois
hypostases : Père, Fils et Esprit-Saint.

Rien ne peut se savoir de Dieu qui ne
puisse se dire par ses hypostases. Et rien
de ce que Dieu révèle de lui-même ne
peut se dire que dans la Trinité.

Père Jean-Bosco, vicaire

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011