Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
| COUP DE MAIN A LA PAROISSE ! | Accueil | Contacts | A votre écoute | Horaires | le journal | images |
Le site d’évangélisation ALETEIA vous propose d’apporter une réponse éclairée sur la foi chrétienne, des sujets de société,...

Suivez le pape François sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook

Écoutez Radio Notre Dame
Paroisse Saint-Léon
1 place du Cardinal Amette
75015 PARIS
Tél : 01 53 69 60 10
Fax : 01 53 69 60 11
Dans la même rubrique
À noter
Diminuer la taille des caractères Augmenter la taille des caractères Imprimer la page
Accueil « Accueil « archives « Edito du dimanche 16 octobre 2011

Edito du dimanche 16 octobre 2011

Une affaire d’impôt ou de solidarité humaine.

Du temps de Jésus, il y avait déjà au moins trois impôts cumulés à payer ! Chacun
avait une certaine légitimité.
L’impôt des Pharisiens était prélevé depuis la Révolte juive contre les Grecs au
IIème siècle. Or les pharisiens n’étaient pas prêtres et n’offraient pas de sacrifices au
Temple.
C’était la tâche des Sadducéens qui, depuis plusieurs siècles, assuraient cet office
de père en fils jusqu’à ce qu’ils se soient rendus impopulaires aux yeux du peuple du
fait de leur collaboration avec l’ennemi. Les deux clans en vinrent à s’opposer non
seulement sur des questions théologiques comme la résurrection mais aussi sur des
intérêts économiques. Il fallait donc à chaque partie, justifier sa légitimité de prélever
l’impôt.
Les Sadducéens s’appuyaient sur le code lévitique qui fait de l’impôt
une institution divine (Lv 27). Les Pharisiens s’appuyaient, quant à eux, sur la faillite
morale des Sadducéens qui rendit nécessaire l’avènement du pharisaïsme.
Mais comme si cela ne suffisait pas, l’occupation romaine institua aussi son impôt
et suscita surtout la question de savoir : pour quelle raison devait-on payer l’impôt
aux Romains ?

En demandant à Jésus si on doit payer ou non l’impôt à l’empereur, on lui demande
finalement de se prononcer sur une question qui avive les passions et oppose les
intérêts de différents acteurs (Sadducéens, Pharisiens, Hérodiens). Mais Jésus lui-même
avait déjà montré l’exemple en payant l’impôt du Temple prélevé par les
Sadducéens (Mt 17,24-27). Et il souhaite qu’on en fasse autant pour celui des Pharisiens
et des Romains : « Donnez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à
Dieu » ! Peut-être pensait-il à Esdras 4,20 : « On paierait un impôt aux rois de Jérusalem
 ». Les Romains étant les maîtres de Jérusalem d’alors, il n’y avait aucune
raison de ne pas se conformer à la Loi.
Mais la question subsiste : pourquoi faut-il payer l’impôt à un gouvernement
« étranger » et qui de surcroit peut affecter « nos » impôts à des entreprises qui n’ont
rien à voir avec nos préoccupations ? Jésus connaissait bien les travers des Sadducéens,
des Pharisiens et des Romains. Il aurait dû refuser de payer l’impôt. Mais il a
choisi librement de payer sa part « pour ne pas scandaliser » (Mt 17,27), c’est-àdire
pour ne pas provoquer la chute ou le péril de qui que ce soit.
Cette manière de donner, nous enseigne que l’impôt ou la dîme, fruit de nos labeurs,
sont une offrande portée sur la table du partage pour soutenir ceux qui risquent de
périr dans l’épreuve du chômage, des maladies et des invalidités.

Jean-Bosco Edzang, vicaire

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011