Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
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Edito du dimanche 23 octobre 2011

Dieu OU l’homme ? Dieu ET l’homme ?

Le défi collectif que se lancent les croyants et les non-croyants. C’est évident que,
selon le Christ, l’amour est, par nature, à la fois amour de Dieu et amour de l’homme.
Avec simplicité et son sens du concret, Jésus de Nazareth parvient à réduire
tous les commandements à ce double commandement, à les centrer sur celui-ci
comme on ne l’avait jamais fait avant lui. Il lie, en une indissoluble unité, l’amour
de Dieu et l’amour du prochain. Il devient donc impossible de miser sur Dieu
contre l’homme ou l’homme contre Dieu.

En revanche, l’amour de Dieu et l’amour des hommes ne se confondent pas pour
Jésus, car pour lui, bien évidemment, Dieu et l’homme ne peuvent s’identifier l’un
à l’autre. L’humanisation de Dieu comme la divinisation de l’homme ne se font pas
aux dépens de Dieu, mais aux dépens de l’homme. Dieu reste Dieu. Dieu reste
l’unique Seigneur du monde et de l’homme. Il est hors de doute que, pour Jésus,
et précisément dans l’intérêt de l’homme, Dieu a une primauté absolue. C’est
pourquoi il revendique l’homme tout entier : la volonté tout entière, un amour
total et sans partage.

Mais cet amour ne signifie pas une union mystique avec Dieu, où l’homme tente
de se retirer du monde, à l’écart des hommes, seul avec Dieu. L’amour de Dieu
sans amour des hommes est finalement un leurre. Le danger est que l’amour des
hommes reste souvent une idée trop générale. ‘Etreignez-vous, peuples, dans ce
baiser de l’univers entier’ proclame le célèbre Hymne à la Joie de Schiller et de
Beethoven. Jésus ne fait pas la moindre allusion à une telle embrassade. Ce baiser
universel ne coûte rien, à l’inverse du baiser à ce malade, à ce prisonnier, à ce hors-la-loi, à ce miséreux bien particulier.

Jésus ne s’intéresse pas à l’amour universel, théorique et poétique. Aimer, ce n’est
pas d’abord pour lui des paroles, des sensations, des sentiments. Aimer, pour lui,
c’est d’abord agir avec force et courage. Il exige un amour pratique et donc
concret. L’amour, pour lui, n’est pas seulement l’amour des hommes, mais essentiellement
l’amour du prochain. Non pas l’amour de l’homme en général, de
l’homme lointain, à distance, mais l’amour très concret de ceux qui nous sont proches
et très proches. C’est dans l’amour du prochain que se vérifie l’amour de
Dieu ; bien plus, l’amour du prochain est l’exacte mesure de l’amour de Dieu.
Père Trân Ng-c Anh, CSsR, Rédemptoriste

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011