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Edito du dimanche 21 novembre 2011

33 ème dimanche ordinaire.

JESUS CHRIST, ROI VICTORIEUX SUR LA PEUR DE LA MORT.

L’Eglise nous propose pour la fête du Christ Roi un passage de la première épître aux Corinthiens où l’auteur nous dit que l’acte le plus grand de la royauté du Christ sera de détruire la Mort (cf. 1 Co 15,26).
Qu’est-ce que cela a à voir avec la royauté du Christ, et la nôtre ? Et pourquoi faut-il toujours parler de mort, à l’église ? Mais il y a pire que parler simplement de mort : c’est parler du péché !
Saint Paul arrive à faire encore mieux, en associant mort et péché ! En effet, il nous dit que « l’aiguillon de la mort, c’est le péché » (1 Co 15,56). L’auteur de l’épître aux Hébreux parle même du diable, en disant que le Christ a réduit « à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, » en délivrant « tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort. » (He 2,14-15).

Mais…pourquoi est-ce qu’on nous dit que nous sommes tenus en esclavage par la crainte de la mort ? « Ah non, j’ai peur de la souffrance, mais pas de la mort ! » En effet, c’est presque la même chose : si nous regardons bien, chaque fois que nous sommes agressifs contre quelqu’un, c’est que l’une de ses paroles ou de ses attitudes nous a fait mal, nous a « tués » de l’intérieur. Il ne nous arrive jamais de dire à quelqu’un : « Là, tu m’as tué ! » ?!?
C’est vrai, nous sentons qu’il nous a fait souffrir, mais toute souffrance est une sonnette d’alarme qui nous dit qu’il y a un danger pour notre vie, un danger de mort. C’est pourquoi toute colère et tout péché sont une réaction à la peur de la mort : mais cela nous enfonce encore plus dans notre malaise. Et nous enlève, finalement, la « royauté » sur notre vie. Voilà pourquoi le péché est l’aiguillon de la mort ! Il est conséquence de la peur de la mort, et nous enfonce dans la mort intérieure.

Mais l’épître aux Hébreux nous dit que le Christ nous a déjà délivrés de cet esclavage, par sa mort : Pourquoi ?
Parce qu’il a fait quelque chose que seulement quelqu’un qui n’a pas peur de la mort peut faire : il a pardonné à ses ennemis pendant qu’ils le tuaient, plutôt que réagir par la haine. Et, cet Amour, la mort ne pouvait pas le retenir en son pouvoir, c’est pourquoi Jésus est ressuscité des morts.
Chaque fois qu’on reçoit ce pardon on fait l’expérience de la résurrection : la peur de la mort est un peu plus vaincue dans notre coeur. Et chaque fois que nous pardonnons, c’est parce qu’on n’a plus peur d’être tué par l’autre : on est roi comme le Christ. Ce n’est pas grâce à nos efforts. Et, si on a du mal à le faire, c’est qu’on ne s’est pas senti pardonné. Pas parce que le Christ ne nous ait pas pardonné sur la croix il a pardonné à tout homme – mais, plutôt, parce qu’on ne voit pas souvent de quoi on devrait être pardonné. Le sacrement de la confession est le lieu où l’on peut chercher cela, même si on pense qu’on n’a rien à dire.

On vous y attend nombreux, en ce temps d’Avent !

Père Giuseppe FRANCO, vicaire

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011