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Edito du dimanche 29 janvier 2012

Naître ou Ne pas naître
Y a-t-il un foetus qui refuserait de naître, qui voudrait rester dans le ventre
de sa mère ? Que lui diriez-vous ? en lui parlant de la vie, de la lumière, de
la nature, des tas de gens sympa à rencontrer en naissant ? Il vous
répondrait qu’il est bien là où il est, dans le confort douillet d’une matrice
protectrice.

Il a raison : il est douloureux de naître. Naître (sinh), tomber malade
(benh), vieillir (lão), mourir (t-). Cinq siècles avant l’ère chrétienne, le
Vénérable éveillé Bouđdha (mort vers 480 avant J-C) a enseigné "Voici la
Noble Vérité concernant la Souffrance : la naissance est souffrance, la
maladie est souffrance, la vieillesse est souffrance, la mort est souffrance,
être uni à ce que l’on n’aime pas est souffrance, ne pas réaliser son désir
est souffrance. En résumé, les cinq éléments constituant notre être sont
souffrance".

Mais vous aussi, vous avez raison : il est nécessaire de naître. Ce jour-là,
dans la synagogue de Capharnaüm, les gens qui assistaient à l’office du
shabbat, ont été les témoins d’une véritable naissance. Ce fut la première
de Jésus accompagné de ses premiers disciples. Jésus parle et ‘Voilà un
enseignement nouveau’. Sa parole parle de la vie de ses auditeurs, de leurs
problèmes, de leurs peurs, de leurs attentes. Le Dieu dont il parle n’est pas
enfermé dans un livre, ni le sujet d’une incantation répétée toutes les
semaines. C’est un Dieu proche, un Dieu qui partage et qui écoute, un
Dieu qui rejoint leur vie.

A la fin de son discours, un temps de silence. Un silence profond, plein. Un
homme se lève et se met à crier : Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? A
ce moment précis, les disciples comprennent que l’Evangile n’est pas
qu’une ‘Bonne’ Nouvelle qui rassure ; il est aussi parole de nouvelle
‘naissance’, parole de libération face à tout ce qui enferme et aliène,
parole de rupture, de combat.

Père Tr-n Ng-c Anh, CSsR
Rédemptoriste

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011