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Edito du dimanche 26 février 2012


Transformation
Dans l’Ecriture, quarante jours est un temps symbolique, pendant lequel est
opérée une transformation profonde, radicale

Les quarante jours du déluge, c’est la fin de tout péché et le début de la justice
(Gn 7) ; Moïse passa quarante jours, sur le Sinaï, en présence de Dieu.
Quand il redescendit, son visage rayonnait (Ex 34) ; Elie massacre 400 prêtres
de Baal. Traqué par la reine Jézabel, il fuit, et marche quarante jours dans le désert,
jusqu’à l’Horeb. Là, il comprend que Dieu est douceur, comme le murmure d’une
brise légère (1Ro 19) ; Jésus jeûne quarante jours au désert et, pour la première
fois, un homme a vaincu Satan (Mc 1) ; Jésus, après sa résurrection, enseigne ses
Apôtres pendant quarante jours. Et ils annoncent la Bonne Nouvelle dans le monde
entier (Mc 16).

_Le carême est donc un temps de transformation profonde, mais qui ne se fait
pas sans quelque violence.

Les exemples ci-dessus le montrent bien.
L’ascèse du carême n’est pas une fin en soi ; elle est nécessaire pour une transformation
radicale et durable. Peut-être pas aussi immédiate que je le voudrais, car
c’est dans le fond de mon coeur que la grâce travaille, carême après carême.

Je sais aussi que je peux me raidir et refuser cette transformation, en particulier
à cause de son « coût ». Ainsi, après deux ans de traversée du désert, les émissaires
envoyés inspecter la Terre Promise reviennent, après quarante jours, pour dire
qu’il est impossible d’y entrer, parce qu’elle est peuplée de « géants » (Nb 13).
Le peuple récrimina contre Moïse et contre Dieu.
Il restera dans le désert quarante ans, et tous y périrent… Dieu, dans sa colère,
s’écrie : « on verra bien s’ils entreront dans mon repos » (Ps 94).

L’enjeu du carême est de consentir à cette transformation.
Quelle est donc la transformation que je vais connaître pendant ce carême ?
C’est mon secret ! Ou plus exactement, c’est le secret de Dieu.
Moi, dans l’Espérance, je vais essayer de me rendre disponible à cette grâce que
je ne connais pas encore, en vivant l’ascèse que me propose l’Eglise : le partage,
le jeûne et la prière.
Jean Villeminot, diacre permanent.

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011