Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
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Edito du dimanche 10 juin 2012


Une foi chevillée au corps.

Aujourd’hui nous célébrons la fête de la
Profession de foi avec les élèves de 5è
inscrits à l’aumônerie à saint Léon.

Une fête
qui n’est pas un sacrement mais qui lui est
intimement liée. Car le sacrement célèbre la
vie divine communiquée aux hommes à
travers un geste symbolique qui rappelle un
épisode de la vie de Jésus. Ainsi, au baptême,
Dieu nous donne la grâce d’être ses enfants
adoptifs en même temps que nous est rappelé
le jour où Jésus est descendu dans les eaux du
Jourdain. A la Communion, Dieu nourrit nos
âmes affamées en même temps que nous est
rappelé le jour de la multiplication du pain et
surtout le repas pascal que Jésus partagea
avec les siens.

Si à la Profession de foi, la vie divine ne nous
est pas communiquée de façon particulière,
elle en constitue cependant la condition sine
qua non. Car Dieu ne communique pas sa
« Vie » aux âmes qui ne le confessent pas
volontairement. Mais qu’est-ce qu’une
« confession » ou une « profession de foi » ?
Une affaire de « formule »

Tout ce que croit l’Eglise est contenu dans le
Credo
. Depuis saint Augustin, on distingue la
fides quae creditur -la foi par laquelle on
croit- et la fides qua creditur -la foi de ce qui
est cru-. La fides quae est la foi de l’Église
fondée sur la Révélation et la Tradition. On
parle ainsi du caractère objectif de la foi. La
fides qua, quant à elle, est la manière par
laquelle un sujet répond, par sa propre foi, à
l’appel de Dieu. Elle inclut la dimension
personnelle de l’acte de foi. On parle alors du
caractère subjectif de la foi. Notre Credo
articule cette double dimension.
Chaque confessant prononce des paroles qu’il
n’a pas inventées, qu’il reçoit de et dans
l’Église. Mais il le fait avec son expérience
personnelle. Car la profession de la foi, audelà
des formules héritées de l’histoire
(Conciles de Nicée en 325, et de
Constantinople en 381), est avant tout l’acte
d’ un engagement personnel. C’est toute
l’existence du confessant qui professe sa foi
en Dieu.
Un cri de guerre dans les épreuve
Les premières générations de chrétiens n’ont
pas confessé leur foi dans la forme actuelle
du Credo. La profession de foi consistait
d’abord à rendre compte de l’espérance qui les
habitait alors qu’ils étaient éprouvés de toutes
parts. Quand on les forçait à renoncer à ce à
quoi ils croyaient (fides qua), et quand il leur
fallait cohabiter dans un environnement
marqué par le cirque, les thermes, les
banquets et les honneurs, la profession de foi
des premiers chrétiens consistait à vivre les
valeurs de l’Evangile. Depuis Jérémie, jeté
dans une fosse, jusqu’aux martyrs de Pierre et
Paul en passant par les Maccabées, le cri des
éprouvés de la foi traduit en actes concrets ce
que le Credo de nos liturgies confesse.

Un voeu pour les enfants que Dieu donne à
l’Eglise

Sans le savoir et peut-être sans le
comprendre, nos enfants vont réciter le Credo
par lequel tant de Bienheureux et de Martyrs
ont exprimé leur foi en Dieu au milieu des
épreuves de ce monde. Je prie et je souhaite
que chaque enfant de l’Eglise qui met sur ses
lèvres innocentes les paroles du Credo jouisse
de l’ardeur des témoins d’autrefois pour
qu’aucune épreuve ne vienne à l’ébranler.

Père Jean-Bosco EDZANG, vicaire

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011