Paroisse Saint-Léon (Paris 15e)
| COUP DE MAIN A LA PAROISSE ! | Accueil | Contacts | A votre écoute | Horaires | le journal | images |
Le site d’évangélisation ALETEIA vous propose d’apporter une réponse éclairée sur la foi chrétienne, des sujets de société,...

Suivez le pape François sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook

Écoutez Radio Notre Dame
Paroisse Saint-Léon
1 place du Cardinal Amette
75015 PARIS
Tél : 01 53 69 60 10
Fax : 01 53 69 60 11
Dans la même rubrique
Diminuer la taille des caractères Augmenter la taille des caractères Imprimer la page
Accueil « Accueil « archives « Edito du dimanche 21 octobre 2012

Edito du dimanche 21 octobre 2012

SERVIR
Parfois l’histoire d’un homme peut se confondre avec celle de tout un peuple. Aujourd’hui, un homme célébrera pour la dernière fois la messe dans une paroisse qu’il a aimée et par laquelle il a été aimé.

Il sortira pour la dernière fois d’une église qu’il a aimée et qui a été souvent occupée par des personnes qui attendaient de lui une Parole qui les aide à vivre, et à vivre bien. Enfin, il quittera tous les jeunes et moins jeunes qu’il a soutenus et qui l’ont soutenu pendant ces neuf dernières années.
Pourquoi le fait-il ? Pourquoi a-t-il accepté de quitter une situation des plus confortables, dans laquelle il était très épanoui ? Pourquoi a-t-il pris le risque que nous, ses paroissiens, diacres et vicaires, nous nous trouvions dans le désarroi, habitués comme nous l’étions à ce capitaine qui menait le bateau de main ferme ?

_ La réponse est dans l’évangile, elle se trouve dans un mot qui a été très banalisé ces derniers temps : le service. Ou, mieux, selon le terme originel : la diaconie, le diacre étant celui « qui est pressé de servir »-étymologie du mot-, celui qui a le zèle de servir. Mais qui nous dit que ce départ représente un vrai service ? L’obéissance. L’obéissance à l’évêque, successeur des apôtres. Elle est le critère du service. L’obéissance signifie entrer dans la volonté de Dieu, comme Jésus y est entré, comme les apôtres et les évêques leurs successeurs y sont entrés. Il s’agit de s’appuyer sur cette volonté de Dieu arrivée jusqu’à nous par les évêques. Il s’agit de croire que la Sagesse leur a été donnée.

Mais je disais qu’aujourd’hui le destin d’un homme se mêle au destin de tout un peuple. En effet, l’Eglise de France, aujourd’hui, est appelée à quitter, elle aussi, ses sécurités, face aux récentes propositions de Loi qui posent des questions profondes aux chrétiens. Questions dans lesquelles on retrouve un conflit apparent entre la charité chrétienne et la défense de la famille, entre la défense d’une minorité définie faible et celle des enfants, faibles par définition. Envie de réagir et tentation de résignation.
Comment s’en sortir ? Comment servir ?

l’Eglise en ce contexte, en quittant ses sécurités ? C’est encore par l’obéissance aux évêques, successeurs des apôtres. Beaucoup d’entre nous aujourd’hui souhaiteraient réagir, avec force même. D’autres seraient plus tentés de se laisser faire, poussés par la compassion. Et chacun d’entre nous pourrait suivre ses idées. Mais à quoi cela nous amènerait ? Uniquement à nous disputer entre nous en nous poussant encore une fois à des divisions exaspérées.
L’unique repos est pour nous aujourd’hui de nous appuyer sur la volonté de Dieu, manifestée par les successeurs des apôtres, tout en faisant entendre ce que nous pensons et en manifestant nos craintes. Pour après nous appuyer encore sur le discernement de l’Eglise, prêts à la servir. Cela aussi, c’est de l’héroïsme.

Giuseppe Franco, administrateur paroissial

 

Paroisse Saint-Léon à Paris - 2011